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Les polluants gazeux

Il est rarement vrai qu’un polluant gazeux lourd rejeté dans un atelier se dépose au sol, comme on le prétend parfois. Pour le recevoir, il n’est donc pas nécessaire de prévoir des dispositifs de collecte qui aspirent de l’air même au niveau du sol. Cette situation extrême ne se retrouve que dans une atmosphère totalement calme (lieu de stockage, atelier fermé, fosse, etc.). Pour BV Froid, expert en ventilation industrielle, les mélanges de gaz polluants atmosphériques présents dans l’atmosphère des ateliers industriels ont une densité qui ne diffère guère de celle de l’air.

Les particules fines

Les particules fines (d’un diamètre inférieur à environ 50 μm) qui se déposent dans l’air calme atteignent rapidement une vitesse de chute limite en raison de la résistance de l’air. Ainsi les vitesses atteintes par des particules très fines (avec un diamètre aérodynamique inférieur à 10 μm) sont très faibles et négligeables par rapport aux courants d’air, même dans des atmosphères très calmes il a une vitesse de plus de 0,1 ou 0,2 m / s. On en distingue principalement deux catégories :

  1. a) les grosses particules qui peuvent parcourir de longues distances en raison de leur énergie cinétique élevée lorsqu’elles sont projetées à une vitesse initiale. Ces grosses particules ne peuvent être contrôlées que par des dispositifs de piégeage disposés sur leur trajectoire.
  2. b) de fines particules qui, même à une vitesse initiale, n’ont pas la liberté de se déplacer seules dans l’air, mais dont certaines peuvent être emportées dans le sillage par de grosses particules lancées à grande vitesse.

Les fines particules ayant un impact en hygiène industrielle n’ont donc pas de circulations indépendantes de ceux de l’air et, pour les capter, il suffit de capter l’air dans lequel elles sont en suspension.